L’avenir de la logistique sera vert : petit à petit, le secteur entame sa transition énergétique et s’engage pour l’environnement. Bien que confronté à de nouveaux défis pour protéger notre planète, la logistique verte est un levier compétitif et offre de nombreux avantages pour les entreprises qui s’y appliquent. Les experts de TIMOCOM vous guident sur le sujet.
Après une année 2020 chaotique et en dents de scie, la reprise du commerce international affiche une santé éclatante, avec une croissance de 10,8 % pour 2021, selon un rapport de l’Organisation mondiale du commerce. Mais en arrière-plan de cette croissance des échanges commerciaux, le secteur logistique peine à répondre à la demande qui augmente.
Face à une crise sans précédent liée à la pandémie de Covid-19, c’est l’ensemble de la supply chain qui se voit perturbée. Mais cet enjeu sur le court et moyen terme n’est que la partie émergée de l’iceberg : le véritable défi de la logistique repose sur sa capacité à devenir plus respectueuse de l’environnement.
Le dictionnaire du transport de TIMOCOM définit la logistique comme « le processus de déplacement de marchandises de la commande jusqu’à la livraison chez le client. Il en découle toute une série de mesures relatives à la planification, l‘exécution et au contrôle du processus, incluant les instruments permettant d’assurer un flux optimal de marchandises. ». La logistique se distingue et se scinde en différents secteurs, tels que la logistique de stockage ou la logistique de production.
L’éco-logistique est une sous-branche de la logistique. Elle a fait son apparition dans les années 80, avec la création des normes ISO 14020. Ces normes visaient à certifier la démarche environnementale des entreprises. Les domaines d’application de la logistique verte sont nombreux : les experts TIMOCOM dévoilent les freins et les motivations de ce secteur, ainsi que les pistes pour un avenir plus vert.
Le secteur de la logistique a connu de nombreuses évolutions. Depuis la course à la maîtrise des coûts effrénée des années 80 à notre époque, le secteur a évolué pour mieux répondre aux attentes des consommateurs, désormais plus sensibles à la cause environnementale. Ainsi, la logistique durable se conforme aux politiques mises en œuvre dans le but de réduire l’empreinte carbone inhérente à cette activité.
Les entreprises se doivent non seulement de répondre à ces nouvelles attentes des consommateurs, mais également de rester en conformité avec les règlementations gouvernementales. Ces règlementations et normes deviennent de plus en plus strictes et visent à mieux encadrer les émissions carbone des entreprises.
De nombreux facteurs doivent être pris en compte pour favoriser une chaîne d’approvisionnement plus neutre en émissions. La logistique n’est qu’un maillon de la supply chain. C’est pourquoi les différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement doivent être adaptées, en veillant aux éléments suivants :
La chaîne d’approvisionnement s’est considérablement complexifiée depuis ses débuts. Initialement, les procédés étaient linéaires, courts et simples. Depuis les années 1980, le processus ne cesse de se complexifier et l’acronyme VUCA (volatility, uncertainty, complexity, ambiguity, ou volatilité, incertitude, complexité, ambiguïté en français) décrit ce phénomène de manière pertinente.
En prenant le virage numérique, les entreprises du secteur logistique peuvent récolter des informations leur permettant d’optimiser leurs processus dans un monde « VUCA ». L’adaptation est la clef de voûte pour disrupter le marché de la logistique. Permettant une meilleure gestion des flux et une vision transversale, les nouveaux outils digitaux répondent en temps réel à toutes les questions que se posent les professionnels du secteur.
Dans l’Hexagone, le secteur logistique représente 10 % du PIB. Cela correspond à un chiffre d’affaires de 200 milliards d’euros et près de deux millions d’emplois. Mais la logistique a également un coût environnemental élevé, en contribuant aux émissions de carbone. L’un des leviers pour minimiser les émissions consiste à éviter les trajets à vide.
Les technologies numériques permettent d’augmenter le taux de remplissage moyen des camions. Un taux de chargement élevé est synonyme de plus grande rentabilité. Sur un marché hautement concurrentiel comme la logistique, les transporteurs se permettent rarement de refuser une livraison, même lorsque cela signifie un retour à vide. Le recours à une bourse de fret permet de contourner cette problématique, en trouvant l’itinéraire le plus efficace.
Le dernier kilomètre est non seulement significatif pour une expérience client positive, il l’est aussi pour l’impact environnemental. Le trajet entre l’entrepôt et le client est délicat : le dernier kilomètre est à la fois polluant et coûteux pour l’entreprise, notamment dans l’espace urbain, plus congestionné.
Pour réduire l’impact écologique, l’optimisation des itinéraires est clef. Les possibilités de groupage permettent de se répercuter de manière positive sur le prix du transport. Par ailleurs, une telle démarche améliore la productivité des livreurs. Les acteurs du dernier kilomètre adoptent ainsi des réflexes écologiques, tout en poursuivant une stratégie commerciale respectueuse de l’environnement.
Si la démarche est entreprise sérieusement, la logistique verte présente de nombreux avantages supplémentaires, tels que :
Pour améliorer les processus existants, la première étape consiste à identifier les points faibles de votre chaîne d’approvisionnement. Un bilan des gaz à effet de serre s’impose, à partir de règles de calcul et d’outils internationaux disponibles en ligne. Les autres points à améliorer dans votre chaîne d’approvisionnement peuvent concerner :
Du passage de la commande à la livraison, la chaîne d’approvisionnement compte de multiples maillons et représente à chaque étape l’occasion d’optimiser les processus.
Les consommateurs sont de plus en plus exigeants, aussi bien concernant les délais de livraison que sur le bilan carbone de leurs achats. L’avenir de la chaîne d’approvisionnement englobe de nombreux composants, en s’adaptant aux choix des consommateurs et aux exigences d’efficacité et de gestion des coûts.
Le développement de stratégies et de réflexes plus respectueux de l’environnement représente ainsi un bénéfice commercial, économique, humain et sociétal.